Je viens de lire dans La Libre, un compte-rendu d'une conférence de Benoit XVI lors de sa visite en France. Elle contient la perle suivante
Une culture purement positiviste qui renverrait dans le domaine subjectif, comme non scientifique, la question de Dieu serait une capitulation de la raison, le renoncement à ses possibilités les plus élevées et donc un échec de l'humanisme dont les conséquences ne pourraient être que graves.
Je suis assez heureux qu'un pape se rende compte que la question de Dieu est scientifique. Car en effet, plus la science avance plus elle prouve que Dieu est une hypothèse inutile.
Je suis bien plus chiffoné par sa référence à l'humanisme, en quoi refuser de s'intéresser à dieu est-il un échec de l'humanisme ? Ne peut-on se tamponner le caribou de ce genre de question et néanmoins placer l'humain au centre de ses préoccupations ?
Mais le pire est la seconde citation:
ce qui a fondé la culture de l'Europe, la recherche de Dieu et la disponibilité à l'écouter demeurent aujourd'hui encore le fondement de toute culture véritable.
C'est à dire qu'une société qui ne cherche pas dieu et sa disponibilité à l'écouter, une société a-religieuse en somme, ne peut créer de culture véritable. Et là, je tique ! C'est de l'intolérance à l'état pur: d'après lui uniquement les religions peuvent créer les conditions nécessaires à l'émergence de Lascaux, Picasso ou de Battles.
Et tout ça dans le pays de la laïcité positive qui se veut ouverte, tolérante et respectueuse. Tout le contraire de Joseph quoi !