Hier soir, j'ai eu l'occasion de revoir Elbow, la première fois ils faisaient la seconde partie d'Ann Pierlé au Cirque Royal c'était pour la tournée Cast of Thousands, très grand concert ce jour là même dans une ambience légèrement cosy due à l'heure tardive.
Arrivée à 19h45 avec Julie et Noël, on se prend une bière et paf le concert peut commencer. Encore une fois la voix de Guy Garvey est sublime et en plus il a un petit côté "Pote sympa avec lequel aller boire des pintes" qui se confirme définitivement. Il y a eu beaucoup d'interaction avec le public : un Happy Birthday pour sa copine, une histoire sur le public de Manchester, la mise en place d'un rappel qui a de la gueule (le public a repris Bohemian Rhapsody bien que je sentais mieux le Hit me baby one more time).
Niveau musical, si je ne partais pas convaincu par le dernier album (je suis dans mon trip électro/post-rock depuis un bon bout de temps maintenant), c'est bon je suis reparti pour un tour. Ma seule déception, on a pas eu Grace under pressure qui aurait terminé magnifiquement ce concert.
Ce concert entre dans mon top 5 niveau ambiance, c'était clairement excellent.

C'est marrant comme alors qu'on a toujours chanté des chansons innocemment quand on fait attention aux paroles, on se rend compte qu'in fine ces chansons ne sont pas du tout à mettre entre toutes les lèvres. J'ai ici trois exemples dont les paroles sont nettement plus osées que celles de n'importe qu'elle Britney, Lorie ou autre chanteuse à forte poitrine. Notons néanmoins que ces dernières compensent une absence d'audace par une absence de tissu sur leur corps ce qui a le mérite de plaire aux papas et aux grands frères.
Le plus connu est évidemment Les sucettes à l'anis chantée par France Gall, qui dans l'esprit de Gainsbourg a une connotation sexuelle. La pauvre France ne s'en rend pas compte et il faut bien avouer que le message est cryptique: Annie aime les sucettes / Les sucettes à l'anis / Les sucettes à l'anis d'Annie / Donne à ses baiser un gout anisé / Et lorsque le sucre d'orge parfumé à l'anis / Coule dans la gorge d'Annie / Elle est au paradis. Je dois bien avouer que moi non plus la première fois je n'avais pas tilté. Les exemples suivants seront bien plus explicites.
La comptine du fermier, si souvent chantée par nos chères têtes blondes, nous explique comment fabriquer du fromage battu. Ça ne se fait pas sans une certaine violence, vis à vis des femmes, des enfants, des animaux. Mais que fait donc la police ?
Le fermier dans son pré (bis) Ohé Ohé le fermier dans son pré Le fermier prend sa femme (bis) Ohé Ohé Le fermier prend sa femme La femme prends ses enfants (bis) Ohé Ohé la femme prends ses enfants ... Le fermier bat sa femme (bis) Ohé Ohé le fermier bat sa femme
Et puis, il y a Prosper, chanson qui est redevenue populaire par le truchement d'une publicité qui en ré-écrivait les paroles pour vendre du pain d'épice (après le sucre d'orge de Gainsbarre tiens donc). Cette nouvelle version est guillerette, sautillante, bien calibrée par les publicitaires quoi. L'originale est tout aussi enlevée mais Prosper est moins reluisant:
Prosper Youpla Boum, c'est le chéri de ses dames Prosper Youpla Boum, c'est le roi du macadam Comme il a toujours la flemme Il ne fait jamais rien lui-même Il a son harem Qui de Clichy à Barbès Le jour et la nuit sans cesse Fait son petit business
Ce bon vieu Prosper est un proxénète ! Et c'est ainsi que Maurice Chevalier n'a rien à envier à un Snoop Dogg qui chante sa joie d'être un maquereau.
Maurice Chevalier, la chorale du petit dernier, avec ou sans le sticker "Explicit Lyrics" ?
J'ai passé un bon petit week-end musical aux ardentes, quatre jours de gadoue et de mélange de styles musicaux.
Dans les très bons moments: Camille et son incroyable human beatbox, Trentemøller qui a joué sous un déluge tout à fait en adéquation avec le ton de l'album, Apparat, Sage Francis et son hip-hop sans concessions musicales ou politiques, les Puppetmastaz, la drum'n'bass avec kiki, le Cinematic Orchestra et leurs sons jazzy, les imparables Dionysos et Monsieur Alain Bashung et sa voix incroyable.
Évidemment, en plus il y a l'ambiance et ce genre de grand regroupement est propice aux retrouvailles avec tous ces gens qu'on ne voit que trop peu : les infos/ingés, les anciens de St-Jean, les Nicolas.
Et puis il y a les inconnus sympas qui vous offrent un gateau, une chope : ça fait oublier tous les idiots qui ne sont la que pour la frime et qui parlent à longueur de concerts.
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us: 18 fr: 10 uk: 10 de: 3 is: 2 be: 2 br: 2 ca: 1 au: 1 ru: 1
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Alors que le JT de Jean-Pierre Pernaut montre avec inquiètude les jeunes en train de détruire la musique avec leurs téléchargements sur de drôles de machines, on préfèrera lire un article des écrans qui montre que les jeunes vivent la musique avec un passion intacte. Morceaux choisis ...
Ils font des recherches, explorent, découvrent, essayent, évaluent, et recommandent aux autres
Ils disent estimer juste de rendre aux autres ce qu’ils leur ont offert, et l’étude va jusqu’à leur prêter « un code moral, même s’ils agissent illégalement »
Car les vilains pirates sont prêts à payer leur musique ! 80% d’entre eux se disent intéressés par un service de partage légal, en payant à leur fournisseur d’accès une somme forfaitaire qu’ils voudraient voir reversée aux artistes. Ils posent une condition : pas d’accès en streaming, mais la possibilité de disposer de manière permanente des morceaux achetés, sans DRM.
Tu seras un pirate mon fils (heu filleul plutôt).
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