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Quand la poste nous ballade.

Written on 2009-05-07 10:44.

Un colis

Ma chère et tendre devant récupérer un colis de l'ECPA (la fameuse NEPSY), je me rends donc à la poste (le plaisir d'être indépendant et de pouvoir aller à la poste quand on le veut). Passons sur les 87 personnes me précédant (vite un aller/retour pour choper mon laptop et bosser là-bas). J'arrive au guichet et là de commencer le calvaire.

Tout d'abord le numéro de tracking remis par l'ECPA ne rentre pas dans les petites cases des logiciels (sous Windows) de la poste. Discussions, mise en doute du numéro, il en ressort que la poste française pourrait utiliser une autre entreprise que la poste belge pour envoyer le paquet. Quoi qu'il en soit je doit prendre contact avec leurs collègues hexagonaux pour savoir où en est la livraison.

Portrait de Kafka

Direction donc le site de ColiPoste, hop j'entre le numéro de tracking, le colis est censé être en Belgique depuis le 9 avril. Je leur envoie donc un message pour expliquer la situation. Leur réponse : « Prenez contact avec la poste belge ». Situation kafkaïenne en vue.

Évidemment, je ne peux leur répondre par e-mail (ce serait tellement plus simple de créer par incident une adresse ticket-XXXX@coliposte.net, mais non c'est une mauvaise idée). Retour donc sur leur formulaire web ... et au neuvième cercle de l'enfer.

Ce formulaire est un merde, leur système de validation n'accepte pas le numéro du ticket qui m'a été communiqué par e-mail, passons. Le formulaire valide donc les données envoyées et me voila devant un message refusé parcequ'il contient un caractère interdit (lequel mystère). Je suis informaticien, je connais les injections SQL, je suppute donc que les apostrophes ne sont pas autorisées dans le corps du message [1]. Un non informaticien aurait probablement abandonné là tout espoir (et pour continuer avec Dante « Vous qui entrez ici, laissez toute espérance »).

Mais ce n'est pas tout ! Une fois ma tartine expurgée de ce signe cabalistique qu'est l'apostrophe, un petit message m'indique que mon texte doit faire moins de cinq cents caractères. Allez expliquer des méandres kafkaïens en deux paragraphes !

En conclusion, alors que l'informatique pourrait aider les gens (un compteur décroissant en javascript pour indiquer le nombre de caractères du message, une validation correcte des entrées, un système de communication qui ne soit pas anti-déluvien), la poste française a visiblement choisi le contraire. Je ne peut que supposer que c'est pour avoir le moins de demande à traiter possible. Superbe se(r)vice public. Et dire qu'avec la libéralisation, on risque d'être balladé entre plus de deux prestataires (qui je l'espère seront plus professionnels, eux).


[1]Cette façon de se protéger est tout à fait idiote : on empêche les gens d'écrire correctement parcequ'on est bien trop flemmard que pour mettre en place une procédure qui échappe les caractères spéciaux.
[*]Image du colis de p•y en CC 2.0 by. Celle de Kafka est dans le domaine public.

Délit de solidarité

Written on 2009-04-17 16:17.

Il y a certaines choses qu'on croyait d'un autre âge et qui pourtant sont bien réelles aujourd'hui.

Ainsi, jamais je n'aurais imaginé qu'en France l'aide au sans-papier était illégale. Là-bas, on ne peut donc pas «*faciliter ou tenter de faciliter l'entrée, la circulation ou le séjour irréguliers, d'un étranger en France*» à moins de risquer une peine de cinq ans de prison et une amende de 30 000 euros. Si vous agissez en bande, c'est alors deux ans prison et 750 000 euros d'amende que vous risquez. L'an passé 4300 personnes ont été interpellées pour avoir commis ce délit de solidarité (comme on dit en France).

Plus étonnants encore, c'est ce que j'ai appris chez maitre eolas : Nicolas Sarkozy trouve ce nombre trop petit et demande à son ministre de faire grimper ce chiffre à 5000 interpellations pour 2009.

Déjà, je suis choqué qu'on ose imposer des quotas pour les délits, ce n'est pas nouveau mais c'est pour moi un signe qui ne trompe pas : ces gens ont une vision complètement à l'opposé de la mienne de ce qu'est la justice.

Ensuite, ça me rapelle que le sort des sans-papier chez nous n'est toujours pas réglé principalement parcequ'une ministre ne veut pas prendre de décision qui déplérait à son électorat à quelques jours des élections. Quant à la situation de l'étudiant camerounais en 3ème tech à l'UCL, elle est tout simplement incroyable et les récriminations de Freddy Roosemont (directeur de l'office des étrangers) entendues ce matin sur la première ne l'ont pas fait remonter dans mon estime (comment peut-on faire un job pareil, ça me dépasse).

1984

Written on 2009-04-17 08:32.

Je suis consterné par cette nouvelle.

Document Freedom Day

Written on 2009-03-25 07:58.

Document Freedom Day banner

Ajourd'hui c'est le Document Freedom Day, une occasion de rappeler l'importance des standards ouverts. Ceux-ci permettent

  • D'éditer des documents quels que soit l'OS que vous utilisez
  • De collaborer avec d'autres quel que ce soit le programme utilisé pour créer les documents
  • D'assurer que vous pourrez toujours lire vos documents dans 100 ans (imaginons nous cinq minutes la difficulté qu'auront les historiens dans 200 ans alors que nous sommes incapables de lire des fichiers Word de 1995)

Rappelons aussi qu'en ces temps de disette pour le gouvernement fédéral, l'expérience des standards ouverts et de Linux dans la gendarmerie française a permis une réduction du budget IT de 70% (soit 50 millions d'euros d'économie) ! Tâchons d'en prendre de la graine.

De l'importance du parlement européen

Written on 2009-02-26 11:56.

Le parlement européen à Bruxelles

Alors que nous allons bientôt voter pour les européennes, il est important de rappeler que beaucoup de décisions prises au niveau européen se traduisent quasiment telles quelles dans nos lois nationales : les directives communautaires font l'objet d'une transposition (bien souvent un copier/coller) dans le corpus des lois nationales après un laps de temps plus ou moins long alors que les règlements de l'union européenne font figure de loi dès qu'ils sont publiés au journal officiel de l'Union et sont d'application immédiate.

On se souvient donc que c'est par l'action courageuse de certains députés que la brevetabilité des logiciels a pu être empêchée malgré une très forte hostilité de la commission et du conseil des ministres. L'histoire de cette directive est digne des meilleurs épisodes de Dallas : des coups bas entre membre d'un même parti, des trahisons et retournements de veste et bien évidemment un jeu de pouvoir, d'influence et d'argent.

Toujours est-il qu'ainsi Microsoft ne peut pas poursuivre TomTom en Europe car ici les brevets logiciels n'existent pas encore. Ce vote fut déterminant pour conserver une innovation européenne dans le domaine du logiciel (quasiment tous les grands éditeurs sont américains) et singulièrement pour les PMEs qui n'ont pas à craindre les attaques de mammouths du brevet que sont IBM, Adobe ou autre Microsoft.

Pour le résumé des votes des députés sur d'autres sujets liés à l'IT, je conseille l'excellent Political Memory de la quadrature du net. On ne peut que regretter qu'il n'y ait pas le même genre de site d'analyse des votes de nos députés sur d'autres sujets car il donne une lisibilité à l'action parlementaire sans égale.


Image du parlement européen de Diana Lili M sous CC 2.0 by

Luc Besson s'en prend plein les dents

Written on 2009-02-16 14:18.

Ce billet de maitre eolas est d'une limpidité et d'un humour incroyable. À lire par tous ceux qui sont excédés par les approximations et autres billevesées proférées par les ayants droits.

La loi les protège déjà suffisament, nous n'avons pas besoin d'un extension du droit d'auteur !

Heureusement qu'il ne se reproduit pas

Written on 2008-09-13 18:15.

Je viens de lire dans La Libre, un compte-rendu d'une conférence de Benoit XVI lors de sa visite en France. Elle contient la perle suivante

Une culture purement positiviste qui renverrait dans le domaine subjectif, comme non scientifique, la question de Dieu serait une capitulation de la raison, le renoncement à ses possibilités les plus élevées et donc un échec de l'humanisme dont les conséquences ne pourraient être que graves.

Je suis assez heureux qu'un pape se rende compte que la question de Dieu est scientifique. Car en effet, plus la science avance plus elle prouve que Dieu est une hypothèse inutile.

Je suis bien plus chiffoné par sa référence à l'humanisme, en quoi refuser de s'intéresser à dieu est-il un échec de l'humanisme ? Ne peut-on se tamponner le caribou de ce genre de question et néanmoins placer l'humain au centre de ses préoccupations ?

Mais le pire est la seconde citation:

ce qui a fondé la culture de l'Europe, la recherche de Dieu et la disponibilité à l'écouter demeurent aujourd'hui encore le fondement de toute culture véritable.

C'est à dire qu'une société qui ne cherche pas dieu et sa disponibilité à l'écouter, une société a-religieuse en somme, ne peut créer de culture véritable. Et là, je tique ! C'est de l'intolérance à l'état pur: d'après lui uniquement les religions peuvent créer les conditions nécessaires à l'émergence de Lascaux, Picasso ou de Battles.

Et tout ça dans le pays de la laïcité positive qui se veut ouverte, tolérante et respectueuse. Tout le contraire de Joseph quoi !

Une carte blanche sur le libre

Written on 2008-08-28 08:48.

Le Soir a publié hier une carte blanche sur le libre écrite par deux jeunes chercheurs de l'université de Liège. Les auteurs sont plutôt des littéraires (linguiste et sociologue) et pourtant je ne la trouve pas terriblement bien écrite cette carte blanche.

En plus de certaines approximations digne de débutants dans le monde du libre (non Ubuntu n'est pas un système d'exploitation), leur billet n'est pas vraiment original puisqu'on a déjà vu ce genre d'éditoriaux dans la presse un peu partout. Ils se résument en quelques points :

  • Le logiciel libre, c'est gratuit
  • Le logiciel libre, c'est sécurisé
  • Le logiciel libre, c'est la liberté
  • Le logiciel libre, c'est facile et c'est bon : mangez-en !

J'aurai apprécié un article un peu plus fouillé de la part de ces deux universitaires. Un peu à l'image de ce que Pekka Himanen a pu faire sur l'éthique hacker : la description d'un mode de développement quasi anarchique mais qui fonctionne, le côté utopie en marche de la chose.

GoogleGroups ça pue quand même beaucoup

Written on 2008-08-11 22:44.

La semaine passée, alors que j'étais à la recherche d'une bibliothèque python pour réaliser simplement de beaux graphiques (non gnuplot n'est pas assez sexy), je suis tombé sur PyCha qui n'est pas trop mal foutu mais il lui manque quelques fonctionnalités interessantes. Je ne fais ni une ni deux, je m'inscris à la mailing-list pour poser mes questions et proposer mon aide.

Et c'est que le calvaire commence, la mailing-list est gérée par google groups. Pour s'inscrire il faut impérativement avoir un compte google et même si j'en ai un, je ne l'utilise qu'avec des adresses jetables là c'est pour le boulot donc pas question d'adresse jetable. Je cherche donc dans les multiples options et écrans si je ne peux pas m'inscrire autrement ... las après quinze minutes (je commençais à perdre patience et à maudire google) je rends les armes et m'inscrit avec mon adresse à spam. Tout va bien, c'est anti-ergonomique au possible mais je survivrai.

Aujourd'hui, je recommence à chipoter avec PyCha, je remarque quelques manques de fonctionnalités, je sors mon vim et je commence à coder. Arrive le moment d'envoyer le patch, je veux donc trouver l'adresse du mainteneur de PyCha, je fonce sur google groups, je zieute l'email, bon il faut passer via une page avec un captcha (je commence franchement à détester google). Premier captcha, illisible. Second captcha, waayyy je n'ai pas suivi mes cours de crypto en vain, je déchiffre l'écriture et je réussis à prouver que je suis un humain. Et bam 404 ! Là, je décompresse cinq minutes avant d'affronter ce site inutile et sur-utilisé.

Je HAIS google groups, tout le monde utilise ce service qui n'offre pas la moitié de ce qu'un mailman configuré et patché par google aurait pu offrir. Il faudra vraiment m'expliquer ce que les gens lui trouve.

Wikipedia does not like spiders

Written on 2008-07-17 22:51.

I am currently writing with Beautifulsoup and Mutagen a little python script to parse wikipedia pages and retrieve the released year of an album. Much to my surprise I received an "Forbidden" error code.

What is happening is that wikipedia does not want to allow crawlers. Hopefully I could make urllib use an authorized User-Agent but WTF ? This kind of protection is so easily circumvented that all it does is annoying people.

Pages :